Quatre raisons majeures de consulter un coach en nutrition, même sans avoir de poids à perdre!

Mis à jour : févr. 23

Je discutais récemment avec un ami au sujet de mon travail en tant que coach en nutrition. Bien que professionnel dans le domaine du fitness, il partait du principe que seules les personnes désirant perdre du poids pouvaient bénéficier de mes services.

À nouveau, je me voyais confrontée à cette triste réalité : la majorité des gens suppose que seuls les candidats aux régimes amincissants profiteraient des bienfaits d’un accompagnement en alimentation.

Je vous avouerai que même ma maman a eu beaucoup de peine à trouver l’enthousiasme d’essayer : loin d’être en surpoids avec ses 48 kg, elle était pourtant en proie à de nombreux troubles chroniques !

Si même mon entourage avait cette vision de mon activité, qu’en serait-il des gens qui ne s’étaient jamais intéressés à ce domaine ?

Il me fallait réagir et les aider à élargir leur perspective.

La nutrition va bien plus loin que la perte de poids et si vous ne partagez pas cet avis, vous risquez de passer à côté d’un outil incroyablement simple en apparence mais extrêmement puissant quant à votre santé ainsi que votre vie en général.

Même si vous êtes actuellement fier de votre silhouette et satisfait de votre taux de masse grasse (et je vous en félicite sincèrement), poursuivez votre lecture.

1. Poids de forme = composition corporelle saine ?

Le poids affiché par votre balance se résume à un chiffre. En effet, si votre Indice de Masse Corporelle ou IMC (poids divisé par la taille au carré, par exemple pour une femme mesurant 165 cm et pesant 70kg : [70/ (165 au carré)]) se situe dans la norme, vous serez considéré comme «sain ».

Cela dit, il nous faut aller au-delà de ce chiffre initial et examiner de quoi votre poids se compose.

Avez-vous déjà entendu le terme « skinny fat », faisant référence à une apparence à la fois maigre mais grasse ? Vous pouvez être très léger, mais connaissez-vous votre ratio de masse adipeuse et de masse musculaire ? Vous pouvez avoir l’air très mince (mais également « mou ») alors que vous manquez d’exercice physique et que votre corps vous réclame une alimentation plus riche en nutriments (calories utiles vs calories vides).

De plus, vous pouvez être techniquement « gras » si vous présentez trop de tissu adipeux en proportion à votre masse maigre.

Avec peu de mouvement ou aucune activité physique, vos muscles manquent de stimulation et s’atrophient. Entre 20 et 30 ans, vous pouviez peut-être vous le permettre. Avec le temps, nous sommes tous confrontés à une perte de masse musculaire (et donc de force) nommée sarcopénie, résultant du processus naturel de vieillissement.

À terme, vous vous exposez à des douleurs chroniques, des blessures et une mobilité réduite. Votre corps n’est plus aussi fonctionnel que souhaité pour vous soutenir dans vos activités quotidiennes. Considérez-vous cette perspective peu réjouissante comme une raison suffisante pour motiver les personnes déclarant préférer « plutôt moins manger que de se torturer avec du sport » ?

Notons au passage qu’une personne très athlétique tombe facilement dans la catégorie « en surpoids » avec la formule de l’IMC. Ceci est le cas pour nombre d’athlètes masculins ainsi que certaines femmes pratiquant le body building à haut niveau.

2. Poids sain = mode de vie sain ?

Contrairement à une bonne santé, avoir mal n’est pas notre état normal. La maladie (« mal a dit ») indique que l’équilibre général (ou homéostasie) est compromis. La douleur a pour rôle de vous signaler que quelque chose ne va pas.

Écoutez votre corps au lieu de masquer ses messages avec des médicaments chimiques. Trouvez la cause de vos symptômes. Ingérer une pilule à cause d’aigreurs d’estomac ou de remontées acides peut détériorer votre système digestif sur le long terme. Vous devriez sortir de table plein d’énergie, satisfait et non léthargique, lourd et en proie à des crampes.

Saviez-vous que votre flore intestinale abrite votre système immunitaire ? Il se peut que vous ignoriez des allergies à des aliments provoquant un état inflammatoire chronique. Ou peut-être avez-vous dû prendre des antibiotiques de façon répétée ou sur une longue durée. Êtes-vous « accro » au sucre ? Ce dernier nourrit le mauvais type de bactéries dans vos intestins.

Nous venons juste d’effleurer la pointe de l’iceberg. Comme vous le constatez, cela n’a pas toujours un lien direct avec votre poids et pourtant, votre alimentation peut vous assister à soulager de nombreux troubles.

3. Poids standard = relation saine à la nourriture ?

Pas un seul jour ne passe sans son lot surprenant de questions et observations. Il est courant de voir des instructeurs de fitness sauter un repas parce qu’ils n’ont « pas le temps de manger », ou que l’on me demande quels aliments entrent dans la catégorie de source de protéine maigre. De même, beaucoup de personnes au régime populaire diabolisant les hydrates de carbone sont choquées d’apprendre que les légumes appartiennent à cette famille de macronutriments !

Combien d’entre nous ont-ils encore peur de manger du beurre et des jaunes d’œuf à cause de leurs taux de cholestérol et leur tour de taille ? Se priver d’aliments spécifiques par peur de grossir est le meilleur moyen d’aiguiser votre appétit pour eux.

Remettez en question vos connaissances, faites preuve d’humilité et devenez un apprenti à vie. Vous pouvez paraître et vous sentir en pleine forme. Parfait. Vous pensez avoir acquis suffisamment de compétences et maîtriser votre alimentation.

Même si vous n’avez pas de poids à perdre, quel en est le prix ? Pour certains : de la privation, de la frustration, des fringales, manger sous l’effet de l’émotion afin de l’étouffer et des pensées constamment occupées par la nourriture. « Ai-je trop mangé, je culpabilise ?», « Que puis-je m’autoriser à mon prochain repas ?» ou « Vivement l’heure de manger, j’ai tellement faim ! ».

Ce cercle vicieux n’est ni drôle, ni normal (bien que fréquent !) et non, il ne vaut certainement pas des abdominaux en forme de tablette de chocolat. À nouveau, une approche holistique du coaching en nutrition vous aidera à définitivement faire la paix et guérir votre rapport avec la nourriture ainsi que votre schéma corporel. Tant les patients maigrichons que les mangeurs compulsifs sont accueillis avec compassion et bienveillance.

4. Poids dans la norme = famille et environnement sains ?

Dernier point mais non le moindre, ce que vous mangez et comment vous mangez exerce plus d’influence que vous ne le pensez. À long terme, vos habitudes alimentaires ont un impact sur votre entourage ainsi que votre environnement.

Il y a de fortes chances que vous preniez soin de quelqu’un, comme vos enfants ou un parent âgé. Vous assumez très probablement la préparation des repas ou des boîtes à déjeuner de votre conjoint et votre famille.

Occasionnellement, vous conviez des amis à votre table. Chaque fois que vous faites vos courses et que vous choisissez le menu, vous aller inspirer les êtres chers avec lesquels vous cuisinez et partagez un repas. Pour le meilleur ou pour le pire !

Aviez-vous déjà songé à ce genre de responsabilité ? Vous donnez l’exemple. Si vous vous fixez l’objectif de faire un petit peu plus, un petit peu mieux en termes d’alimentation, vous en ressentirez un effet papillon.

Les enfants ont une inclinaison naturelle au bien-être et sont particulièrement sensibles aux effets de l’alimentation, laquelle peut décupler ou diminuer leur énergie. Étant créatifs et curieux, assurez-vous de préserver ces qualités au cours de leur croissance. Personne ne naît avec un attrait inné pour la restauration rapide. Les besoins irrépressibles et l’envie de nous gaver ne sont pas des conséquences normales de notre évolution. À la base, nous sommes programmés pour rechercher ce que nos corps (et nos cerveaux !) ont besoin pour fonctionner de manière optimale.

En choisissant des produits non-transformés bio, locaux ou issus du développement durable, vous prendrez soin non seulement de vous-mêmes et de vos proches, mais également de notre planète. Permettez-moi de vous rappeler que vous votez avec votre argent à chaque franc dépensé. Vous payez en échange d’un service ou d’un produit. Assurez-vous d’y croire et que votre achat est en accord avec vos valeurs fondamentales avant de soutenir une enseigne.

Vos agriculteurs, les animaux traités décemment et les terres travaillées avec respect vous en seront reconnaissant. Un autre merveilleux effet domino !

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